Beatrice Fracchiolla

Parcours

Après une année d’hypokâgne au lycée Henri IV et des études de lettres modernes à Paris 4 jusqu’à la maîtrise (traduction et commentaire du premier volume de la correspondance de Marsile Ficin, avec Pierre Laurens), j’ai bénéficié d’un échange entre Paris 4 et Smith College, (MA), USA, où j’ai obtenu le « Diploma in American Studies » (1994). Certifiée et agrégée de lettres modernes en 1995, j’ai été successivement attachée linguistique auprès des services culturels de l’Ambassade de France à Boston (USA) (1996-97), Formatrice à l’INSHEA (http://inshea.fr) de Suresnes (1998-99 à l’époque nommé CNEFEI) autour des questions de surdité, handicap moteur, école en milieu hospitalier, Attachée de coopération linguistique et lectrice à l’université de Gênes (Italie) (1999-2001), ATER successivement à l’université d’Avignon (2002-2004) puis de Toulon et du Var (2004-2006), et enfin Maîtresse de Conférences en Sciences du Langage à l’Université de Paris 8, au département de Communication-Français langue étrangère, rattachée au laboratoire Structures Formelles du Langage (SFL – UMR  7023, Université de Paris 8) de 2006 à 2014. J’y ai enseigné le FLE  et la didactique du FLE en Master didactique des langues (en particulier, les éléments ayant trait à la sociolinguistique, notions de variation, et au rôle de l’évolution des supports dans le développement des méthodologies didactiques). Mes travaux se situent à la fois dans une perspective diachronique et synchronique. Mes principaux champs d’enseignement et de recherche sont l’analyse du discours et le FLE avec une dimension clairement ouverte sur la communication interculturelle, la sociolinguistique.

Je suis depuis 2014  Professeure en sciences du langage à l’Université de Lorraine (Metz), rattachée au Centre de Recherches sur les Médiations E2 3476 (http://crem.univ-lorraine.fr/fracchiolla-beatrice). Je coordonne également le thème en ‘Anthropologie de la communication’ à la MSH Paris Nord avec Georges Chapouthier, ancien directeur de recherche au CNRS, depuis 2007. Ma thèse porte sur la dimension écologique de l’altérité dans le cadre du discours politique des verts français et italiens (2003). Focalisée sur le traitement de l’altérité et la comparaison des discours verts dans deux langues et environnements nationaux et régionaux distincts, sa thèse explore également les implications méthodologiques possibles d’une double analyse : énonciative et statistique textuelle (Lexico3SYLED-EA2290, Paris 3) pour l’analyse de discours. En 2013, j’ai soutenu mon HDR sous le titre « Altérité énonciative et performativité des discours. Pour une linguistique relationnelle » à l’université Paul Valéry Montpellier 3, avec Catherine Détrie.

Mes recherches me mènent à s’intéresser plus particulièrement à l’analyse des interactions, à l’interculturel et à la compréhension des systèmes de représentations impliqués par les langues elles-mêmes et les différents systèmes de communication. Mes recherches les plus récentes portent sur violence verbale et politique et les questions du genre (dans la perspective anglo saxonne des gender studies).