Beatrice Fracchiolla

Recherches

Recherches en cours

Sur corpus

1/ Projet du groupe DRAINE (https://drainesite.wordpress.com) « Haine et rupture sociale : discours et performativité », groupe composé de chercheur.euse.s en Sciences du langage, Sciences de l’éducation et Info-com, travaillant sur des corpus variés et lié au projet européen Horizon 2020 « Practicies » (Partnership against violent radicalization in the cities), mais avec une liberté de recherche qui permet d’exploiter des corpus en dehors du champ de la radicalisation terroriste.

2/ L’exploitation du corpus COREV (Comprendre la violence verbale en réception) (projet AMI défi S2C3 2016 & 17 Sciences sociales et cognitives des comportements collectifs) mené avec Isabelle Arnulf, neuropsychologue Directrice du Service des Pathologies du Sommeil, Centre de Référence : Narcolepsie, Hypersomnie et Syndrome de Kleine-Levin, GH Pitié-Salpêtrière, Centre de Recherche de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Épinière -UPMC-Paris6; Inserm U 1127; CNRS UMR 7225. Les autres collègues participant ou ayant participé au projet depuis sa mise en place sont Christina Schultz-Romain, laboratoire Parole & Langage UMR 6057, Claudine Moïse, Lidilem, Geneviève Bernard Barbeau, Université Trois Rivières, Georges Chapouthier, directeur de recherche émérite. J’ai également eu l’occasion de rencontrer d’autres collègues en amont pour discuter de l’une ou l’autre problématique de la recherche, dont Pascale Piolino, directrice du Laboratoire Mémoire et Cognition, INSERM UMR S894, Guillaume Dumas, chercheur permanent en génétique humaine et fonctions cognitives à l’institut Pasteur, Fausto Caruana et Vittorio Gallese, l’un des spécialistes des neurones miroirs, directeur du laboratoire de neurosciences à l’université de Parme.

Protocole validé par le CPP le 28/09/2016:

COREV_Protocole_CNRS_Accepté_CPP_sept2016

PREMIERS_RESULTATS_COREV_Fev2018

Restitution COREV_CNRS_12_02_18

(NB: ci-dessus, document .pdf de présentation des résultats COREV au siège du CNRS pour la restitution sur les projets financés, le 12/02/2018)

3/ Recueil d’entretiens pour étudier les stratégies d’adresse et de nomination, dénomination pour faire famille dans le cadre du mariage pour tous.

4/ Projet « 13 novembre », dirigé par Denis Pechanski, recueil et analyse des entretiens pour la Lorraine (Laboratoire CREM EA3476)

 

 Participation à d’autres groupes de travail

1/ Groupe de recherches sur « les genres brefs » : responsables Florence Lefeuvre et Irmtraud Behr, université de Paris 3 – Constitution en réseau international, hébergé à Paris 3 Sorbonne Nouvelle en cours – (dont Partenaires : Christine Copy Université de Pau ; France Dhorne Université Toyama Gakuin, Tokyo Japon avec Junji Kawagashi, Kazumi G. Nakao ; Béatrice Fracchiolla et Annabelle Seoane Université de Lorraine, Metz)

2/ Sur l’euphémisme dans la Presse, Université de Saint Jacques de Compostelle, en collaboration avec des collègues Français, Espagnols, italiens, tchèques.

Travaux de recherches antérieurs

Au sein de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis : a

Septembre 2012-2014, au sein de l’UMR 7023 SFL (laboratoire d’appartenance)

1/ Projet PARI, qui s’intéresse à l’enseignement précoce de l’anglais en classe de maternelle et primaire

2/ LABEX ARTS H2H, intitulé « La direction d’acteur comme processus artistique » (codirigé par Jean-François Dusigne de l’université de Paris 8, EA 1573 et Xavier Morel directeur adjoint du Conservatoire National des Arts Dramatiques) où le travail d’acteurs avec trois metteurs en scène différents (français, roumain et japonais) est étudié

3/ PRES Paris Lumières, intitulé « Le corps : émotions et cognitions » avec Michel Kreutzer, Verena Aebischer et Thierry Meyer de l’université de Paris Ouest plus précisément, sur la thématique « Le corps animal et humain, communiquer, émouvoir, paraître et séduire ». Par ailleurs, dans le cadre des responsabilités que j’assume à la MSH Paris Nord (http://www.mshparisnord.fr/fr/recherches/axe-1-industrie-de- la-culture-et-arts/axe-1-theme-7- anthropologie-de-la-communication/presentation.html), en tant que coordonatrice du thème 7 de l’axe 1, « anthropologie de la communication », en binôme avec Georges Chapouthier (directeur de recherche au Centre Emotion -CNRS UMR 7593- Université́ Pierre & Marie Curie, Salpêtrière, Paris), je développe une rélfexion théorique progressive sur une manière de (re)définir une anthropologie de la communication à la française, à partir du paradigme relationnel.(voir ci-dessous)

L’anthropologie de la communication à la MSH Paris Nord – Thème 7 – Axe 1 – Industries des Arts et de la Culture (depuis 2007)

La communication entre individus est un thème dont il n’est guère besoin de souligner l’importance considérable aussi bien pour les animaux que pour les sociétés humaines. C’est l’un des thèmes que la MSH Paris Nord a choisi de développer, en croisant les apports réciproques d’un dialogue constant entre les sciences humaines et sociales et les sciences dures. Le thème vise à analyser et comprendre certains des « rouages » qui sous-tendent les communications humaines en général et que les nouvelles technologies de la communication (informatique, imagerie, robotique, réalité virtuelle…) amènent à largement modifier et étendre.

Ce projet fait suite à une autre action de la MSH, qui, les années passées, avait conduit une réflexion sur l’identité (1), c’est-à-dire sur les caractéristiques de l’individu, biologique ou social. La communication est dans la droite ligne de cette réflexion, puisqu’elle conduit à la relation entre deux ou plusieurs individus. Elle recouvre des facettes nombreuses dont toutes ne pourront pas être analysées. Les premiers projets portent plus particulièrement sur ce que l’on pourrait désigner comme « les grains de sable » dans les rouages de la communication. C’est ainsi que le projet « Comprendre et analyser la violence verbale » a vu le jour et a proposé, en 2008, 2009 et 2010, des séminaires ouverts au public, dont l’objet était de se pencher sur la compréhension multidimensionnelle – et non seulement linguistique – du phénomène de la violence verbale. Certains de ces séminaires sont désormais disponibles sous formes vidéo ou audio, et une synthèse est en cours d’élaboration pour publication.

Parallèlement, un travail expérimental a été mené avec des étudiants de Paris 8 sur la thématique de « Cyberanthropologie et interculturalité » en correspondance avec des étudiants de l’université de Turku, en Finlande. Au-delà d’une démarche expérimentale, ce travail visait à réfléchir à, voire produire, des outils méthodologiques pour approcher la dimension interculturelle qui existe, de fait, dans les nouvelles technologies, lesquelles permettent un constant voyage et une constante globalisation des échanges.  Les résultats de ces travaux ont fait l’objet d’une diffusion sous forme d’articles (voir onglet référence, ainsi que le site de Fred Dervin, Université de Turku)

Enfin une réflexion plus philosophique, s’est déroulée sous la forme d’un séminaire portant sur les conséquences que pourraient avoir sur les communications, l’intrusion de plus en plus prononcée dans notre univers des nouvelles technologies. La robotique étend la réalité que nous étions habitués à considérer comme « naturelle » à des entités artificielles, les robots », et leurs performances, de plus en plus complexes, amènent les philosophes à se pencher sur les contours spécifiques de l’« animal », de la « machine » et de l’être humain. D’autant qu’avec les développements de l’informatique, ces nouvelles « machines » atteignent des degrés de complexité et de plasticité qui les font de plus en plus ressembler à des êtres vivants. D’où la question : existe-t-il des normes communes entre tous ces êtres « complexes » ? La structure « en mosaïque » (2) qui fait que le « tout » laisse une autonomie à ses parties et qui est une caractéristique du vivant se retrouve-t-elle chez ces « machines » d’un nouveau genre ? D’un autre côté, l’espèce humaine semble aussi devoir s’adapter à une autre de ses créations : la « réalité virtuelle », qui fait que, dans certaines conditions, l’homme peut se créer un autre univers de vie, virtuel celui-là, et communiquer avec ses entités.  Quelle seront les conséquences psychologiques, et même cérébrales, de toutes ses modifications ? Quel profit social, voire thérapeutique, l’homme peut-il tirer d’une communication avec des machines complexes ? Que deviennent, face à ses enjeux, « l’humanité de l’homme » et son éthique ? Autant de questions fondamentales  auxquelles l’homme du XXI° siècle ne peut nullement rester indifférent !

Béatrice Fracchiolla (bfracchiolla@mshparisnord.fr) et Georges Chapouthier (chapout@ext.jussieu.fr)

(1) M. Abdallah-Pretceille (sous la direction de), Les métamorphoses de
l’identité, Economica Anthropos éditeur, 2006

(2) G. Chapouthier, L’homme, ce singe en mosaïque, Odile Jacob éditeur, 2001
Pour en savoir plus sur Georges Chapouthier…

Sur wikipedia

Fiche auteur

Compte rendu de lecture

Entretiens:

Les automates intelligents

L’animal, l’imaginaire, la mosaïque
Comprendre et analyser la violence verbale

Comprendre et analyser la violence verbale est un séminaire qui s’inscrivait dans le cadre d’un projet du thème 7 Anthropologie de la Communication , de l’axe I de la MSH Paris Nord, coordonné par Béatrice Fracchiolla et Georges Chapouthier, et qui a reçu également le soutien de la MSH de Montpellier. Quatre chercheures principales en sciences du langage l’ont animé, en collaboration avec de nombreux partenaires de toutes disciplines en France, au Québec, en Belgique et en Nouvelle Calédonie.

Nathalie Auger, université de Montpellier 3, Laboratoire DIPRALANG, Béatrice Fracchiolla, université de Paris 8, EA SYLED 2290 et MSH Paris nord, Claudine Moïse, université Stendhal – Grenoble 3, Laboratoire LIDILEM, Christina Schultz-Romain, IUFM d’Aix-Marseille et Laboratoire L.P.L (Laboratoire Parole et langage), travaillent ensemble depuis 2003 sur ce sujet, dont les aspects multiples et complexes nécessitent une approche diverse et exploratoire. C’est pourquoi l’objet de ce séminaire était d’appréhender les mécanismes du phénomène de la violence verbale sous tous leurs aspects. Si la réalisation de la violence verbale appartient en effet au domaine du linguiste, nous avons souhaité multiplier les points de vue afin de mieux la comprendre et l’analyser. Aussi avons-nous réfléchi ensemble sur diverses contextualisations de la violence verbale, autour d’invités ayant plus particulièrement travaillé sur l’un ou l’autre aspect : violence verbale et éducation, violence verbale et justice, violence verbale et urbanité, violence verbale et média, violence verbale et sexualité, violence verbale et nouvelles technologies, violence verbale et psychologie.

Que ce soit dans le domaine privé ou public, dans la rue ou dans son cercle familial, comme acteur, ou comme spectateur, qui de nous n’a jamais expérimenté ce qu’on appelle « la violence verbale » ?

Notre approche est en effet une approche de terrain, et nos séminaires ont constitué un lieu d’échanges et de compréhension. C’est pourquoi nous souhaitons partager expériences et compréhension du phénomène, avec tous les acteurs de la société civile, et c’est pourquoi également nous avons invité des personnes de toutes disciplines. L’ objectif étant en effet de faire connaître nos travaux et de donner à tous les moyens d’appréhender et juguler au mieux un phénomène créateur de tensions et de mal vivre à tous les niveaux de la société, nous avons développé, à la suite du séminaire, le site violenceverbale ainsi que l’observatoire de la violence verbale, actuellement en construction sur le site de la MSH Paris Nord.

Comprendre et Analyser la Violence Verbale

Programme des séminaires année 2009

Séminaire conjoint MSH Paris-Nord et MSH Montpellier

Projet de l’Axe 1- Thème 7 – Anthropologie de la Communication

Jeudi 26 février 2009 de 10h30 à 13h30 : séminaire à la MSH Paris Nord et, en visioconférence, à la MSH de Montpellier

Violence verbale familiale et histoires de résilience racontées par les adolescents

Invitée : Michelle Van Hooland, doctorante en psychologie sociale de la santé (LAUREPS, Rennes 2), docteure en sciences du langage, formatrice en formation continue, chercheure associée PREFics (EA3207/UMR CNRS 8143) Rennes 2 (France) Université européenne de Bretagne, et auteure d’ouvrages chez L’Harmattan, Paris : Les Contes du sac percé, Six petites histoires de résilience, 2008 ; Maltraitance communicationnelle, L’histoire communicationnelle dans les récits d’enfance maltraitée, 2006 ; La troisième personne, Maltraitance, résilience et interactions verbales, 2005.

Discutante : Béatrice Fracchiolla, université de Paris 8

Jeudi 26 mars 2009 de 10h30 à 13h30 : séminaire à la MSH Paris Nord et, en visioconférence, à la MSH de Montpellier

L’insulte, entre esthétique et abjection

Invitée : Laurence Rosier, Université libre de Belgique / Ladisco, auteure de nombreux ouvrages, dont : Ernotte, Ph. et Rosier, L., Le lexique clandestin, Louvain-la-Neuve, De Boeck, collection « Français et société », 2000 ; et Rosier, L., Petit traité de l’insulte, Bruxelles, Labor, 2007 (première édition épuisée mais réédité en mars 2009).

Discutante : Béatrice Fracchiolla, université de Paris 8

Jeudi 30 avril 2009 de 10h30 à 13h30 : séminaire à la MSH de Montpellier et, en visioconférence, à la MSH Paris Nord

Ethos légitime, injure et argumentation : l’injure et sa répétition dans les stratégies de disqualification de l’adversaire

Invitée : Claire Oger, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris 13, membre du LabSic (Paris 13) et membre associée au Ceditec (Paris 12). Ses recherches portent principalement sur l’analyse du discours institutionnel et sur la légitimation des pratiques discursives. Claire Oger se propose de présenter des travaux menés dans le cadre de l’analyse de discours qui s’interrogent sur les relations entre injure et argumentation. Il s’agit d’une part de resituer le recours à la violence verbale dans ses relations avec le dispositif de l’argumentation polémique. D’autre part la violence verbale est envisagée à travers une approche du discours sur l’injure, et singulièrement à travers l’étude du discours de femmes politiques sur les formes verbales du sexisme auxquelles elles ont été confrontées. Enfin, l’étude d’un corpus de presse constitué pendant la campagne présidentielle de 2007 suggère que les formes explicites de sexisme, comme l’argument de l’incompétence, tendent à s’effacer au profit de formes plus indirectes de déni de légitimité, parmi lesquelles figurent principalement les jugements évaluatifs ambigus que produisent les journalistes sur la combativité des femmes politiques. Plus généralement son approche invite à s’interroger sur deux points : la fonction de l’injure et de sa répétition dans les stratégies argumentatives et les effets de retournement qui en résultent ; la centralité de l’ethos, et singulièrement de l’ethos combatif, dans les conflits de légitimité qui sous-tendent l’argumentation polémique.

Discutante : Christina Romain, université de Provence

Jeudi 28 mai 2009 de 10h30 à 13h30 : séminaire à la MSH de Montpellier et, en visioconférence, à la MSH Paris Nord

Comment permettre à l’enseignant de gagner en sécurité ontologique

Invitée : Claudine Lévêque, maître assistante, Haute École Blaise Pascal (formation initiale et continue des enseignants), formatrice et coach en communication, formatrice de formateurs en technesthésie et coauteure du livre : F. Bertelot et C. Lévêque, Parler en public avec plaisir, méthode technesthésie pour gagner en puissance et en conviction devant l’autre, Paris, Dunod, 2007. Linguiste et didacticienne, Claudine Lévêque enseigne dans un département pédagogique. Spécialiste en communication et coach en management relationnel, elle forme aux techniques de communication et accompagne en entreprises des équipes et des responsables dans leur évolution personnelle et professionnelle. Elle développera dans son intervention trois aspects, avec une attention particulière au troisième : 1/ un contexte : l’école comme un laboratoire à charges hautement explosives ; 2/ une triple piste d’action face aux réactions d’agressivité : explorer les ressources de l’éthologie, renforcer la sécurité ontologique de l’enseignant, proposer des outils didactiques pour installer un dispositif de parole en classe ; 3/ un outil : une discipline de développement personnel d’origine française : la technesthésie. Objectif : développer la conscience de soi et de sa présence dans l’interaction verbale pour réguler ses émotions, faire tomber la pression, calmer une personne ou un public difficile, se faire entendre, garder l’initiative afin de gagner en présence / en « juste autorité », se sécuriser et sécuriser en pratiquant un entraînement physique pour retrouver la sensation à ses appuis physiques, (la vertu du silence du regard, de la posture, de l’énergie, de la voix, du rythme de l’espace) et développer son intelligence émotionnelle et relationnelle.

Discutante : Nathalie Auger, université de Montpellier 3

Jeudi 25 juin 2009 de 10h30 à 13h30 : séminaire à la MSH de Montpellier et, en visioconférence, à la MSH Paris Nord

« Commence par te taire si tu veux me répondre ! ». L’injonction magistrale vécue : une source de frustration entre violence symbolique et argument d’autorité ?

Invités : Laurent Fauré – Praxiling – UMR 5267 CNRS, université de Montpellier 3 Yves Soulé – LIRDEF – IUFM de Montpellier, université de Montpellier 2 Qu’elle sache se faire douce ou qu’elle n’échappe pas à une relative brutalité, la parole du maître suscite sous ce mode injonctif la multiplication voire l’hypertrophie des foyers d’attention. Il ne s’agit pas au reste de remettre en cause le statut magistral en soi mais bien de se proposer d’observer en quoi l’activité sous tension(s) implique le dégagement d’apprentissages seconds (formes plus ou moins tardives d’introjections ?) Or on sait bien que ceux-ci peuvent précisément engendrer, selon les subjectivités et les modes d’acculturation, soit l’appropriation de rites normatifs de socialisation, soit des phénomènes de frustration. Il est tout aussi connu que la manifestation réactive du sujet se trouvera d’autant plus différée que l’accès à la verbalisation sera difficile ou contrariée. Si la violence s’origine dans la frustration, ce sentiment même trouve sa source peut-être moins dans une causalité symétrique que dans une ponctuation de ratages à portée d’offenses territoriales (FTAs de la tradition goffmanienne) non réparées. Les situations scolaires que nous étudierons prioritairement constituent à cet égard un enseignement pour la violence ressentie dans bien d’autres contextes socio-interactionnels (tels les échanges professionnels ou certains cas de relations complémentaires). Il s’agit donc de relire ces procédés généralement sociologiquement catégorisés en amont de l’analyse en termes émergentiels permettant de rendre compte de la production même des statuts interactifs et des formatages affectifs. Ces derniers seront approchés comme instruisant les rapports symboliques, le procès personnel de dégagement du soi-même et leur cristallisation.

Discutante : Nathalie Auger, université de Montpellier 3

Jeudi 24 septembre 2009 de 10h30 à 13h30 : séminaire à la MSH de Montpellier et, en visioconférence, à la MSH Paris Nord

La violence en milieu scolaire

Invitées : Béatrice Mabilon-Bonfils et Edith Tartar Goddet Béatrice Mabilon-Bonfils, auteure de L’Invention de la violence scolaire, éditions Erès, est agrégée de sciences sociales et docteur HDR en science politique, elle est sociologue à l’IUFM de Dijon et membre de l’IREDU-CNRS de Dijon. Elle questionne dans ses travaux à la croisée des sciences de l’éducation, de la sociologie et de la psychanalyse, l’École en tant qu’institution et organisation de pouvoirs, les sociabilités juvéniles dans et hors de l’école, les violences scolaires autant que l’identité au travail des enseignants. À travers son ouvrage sur L’Invention de la violence scolaire, elle s’intéresse plus spécifiquement à la définition de la violence scolaire et sur l’École en tant que lieu politique, elle invite à un débat sur la fonction de l’École dans une société confrontée à une rupture du pacte républicain et s’interroge sur le lien entre violence scolaire et crise du politique. Elle a également publié en collaboration avec L. Saadoun : L’école en crise, Paris, Briché, 2008 et Sociologie politique de l’école, Paris, PUF, 2001.

Edith Tartar Goddet est psychologue clinicienne et psychosociologue. Dans le cadre scolaire, elle travaille avec de nombreux jeunes et les adultes qui les encadrent (parents, enseignants, éducateurs, etc.) sur les règles en usage dans les établissements qu’ils fréquentent. Elle a une longue expérience du travail auprès des jeunes (approche individuelle de l’adolescent en souffrance, approche culturelle du jeune en groupe) et a publié plusieurs ouvrages chez Retz dont notamment : Développer les compétences sociales des adolescents par des ateliers de parole, Retz, 2007 ; Savoir communiquer avec les adolescents, Retz, 2006 ; Savoir gérer les violences du quotidien, Retz, 2001. À travers son ouvrage Prévenir et gérer la violence en milieu scolaire, Retz, 2006, sur lequel s’appuiera son intervention, elle s’attache d’abord à dresser un état des lieux des violences qui se produisent dans les établissements scolaires et des signes d’alerte chez les élèves mais aussi des violences institutionnelles sur le personnel. Elle s’intéresse ensuite plus spécifiquement au traitement et à la prévention de la violence en milieu scolaire. Son ouvrage aborde la violence scolaire sous un angle relationnel et propose des pistes d’actions concrètes.

Discutante : Christina Romain, université de Provence

Octobre 2009 : Pas de séminaire in situ mais participation du groupe de recherche au congrès : Prévenir et prendre en charge les violences sexuelles des mineurs : quel dialogue sur la sexualité ?

Les 15 et 16 octobre 2009 à Reims : Participation du groupe de recherche sur la violence verbale avec Marie-Laure Gamet, sexologue. La SPESE (Société pluridisciplinaire des études sexologiques de l’Est), qui regroupe des médecins, psychologues, juristes, a souhaité mener une action de réflexion et de communication sur les liens entre prévention, parole et sexualité. Les communications porteront sur les réalités sociales, judiciaires et thérapeutiques des violences sexuelles des mineurs. Il s’agira de signifier l’importance d’une approche intégrative de la sexualité dans la prévention et la prise en charge des violences sexuelles. Les échanges porteront notamment sur les actions menées par divers organismes institutionnels pour prévenir ces violences et apporter une réponse sexologique aux situations de violences sexuelles avérées concernant les victimes et les auteurs mineurs. D’un point de vue linguistique, une attention particulière sera portée, d’un côté à la place de la violence verbale comme symptôme de violence autre, et d’un autre côté à la forme du discours porté sur la sexualité dans l’espace social et dans le cadre des formations données.

Jeudi 5 novembre 2009 de 10h30 à 13h30, séminaire à la MSH Paris Nord et, en visioconférence, à la MSH de Montpellier

L’argument ad personam : Quelles fonctions pour la violence verbale dans l’espace démocratique ? (Par Ruth Amossy),

suivi de : Violence verbale et agitation sociale : le discours des étudiants français contre la guerre d’Algérie (par Eithan Orkibi)

Invités : Ruth Amossy, professeur émérite à l’université de Tel-Aviv, titulaire de la chaire Glasberg de Culture française, coordinatrice du groupe de recherche ADARR, http://www.tau.ac.il/~adarr Eithan Orkibi, maître assistant au département de français de l’université de Tel-Aviv, membre du groupe ADARR, travaille sur le discours étudiant. Il a écrit un article paru dans le premier numéro de Argumentation et Analyse du discours, http://aad.revues.org Jeudi 26 novembre 2009 de 10h30 à 13h30, séminaire à la MSH de Montpellier et, en visioconférence, à la MSH Paris Nord

De l’insécurité à l’insulte. Recherche et action sociale : méthodes et limites

Invité : Dominique Crozat, maître de conférences à l’université Paul Valéry de Montpellier, est géographe, fondateur et co-responsable du programme « Espace, culture et territoires » (universités de Montpellier et de Perpignan). Parmi ses thèmes de prédilection, la géographie de la fête et des loisirs, la construction des identités spatialisées, en particulier dans les espaces de ségrégation et les frontières. Au printemps 2008, le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance de Montpellier, représenté par son directeur Fabrice Morand, a sollicité Dominique Crozat, chercheur en géographie sociale, pour mettre en place un observatoire de la tranquillité publique. Le CLSPD « constitue l’instance de concertation sur les priorités de la lutte contre l’insécurité autour desquelles doivent se mobiliser les institutions et organismes privés concernés » (www.montpellier.fr). Le groupe de recherche sur la violence verbale est associé à la réalisation de ce projet. Les chercheurs investis dans ce travail appartiennent à des champs scientifiques différents (géographie sociale, sciences politiques, sociologie, sciences du langage) mais ont tous mené des travaux sur des questions propres à cette demande, violence, marginalisation, télésurveillance, géolocalisation, violence verbale. Dans le cadre de ce séminaire, nous présenterons dans un premier temps la demande sociale en jeu et le travail déjà largement amorcé du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance de Montpellier. Dans un second temps, nous croiserons nos différentes approches pour montrer comment s’est construite notre méthodologie de recherche. Enfin, nous questionnerons l’apport et les limites de la recherche scientifique face à une telle commande publique.

Discutante : Claudine Moïse, université d’Avignon

Séminaire ouvert à tous. L’inscription n’est pas obligatoire mais vous pouvez nous indiquer votre venue si vous le souhaitez.

Contact pour l’ensemble du séminaire :

claudine.moise@univ-avignon.fr, bearfrac@yahoo.com

MSH Paris Nord, 4 rue de la Croix Faron, 93210 Saint Denis La Plaine, http://www.mshparisnord.org/

MSH Montpellier, 17 rue l’Abbé-de-l’Épée, 34090 Montpellier, http://www.msh-m.fr/